13.03.26 : église saint-marc : un voyage en italie !
olivier de spiegeleir, piano   


Beethoven 27 !

" Ce sourd entendait l’infini…" écrivait Victor Hugo à propos de Ludwig van Beethoven,
titan de la musique dont le bicentenaire de la disparition (26 mars 1827) sera célébré en mars 2027.


Deux siècles après sa mort, son héritage résonne encore comme une révolution inépuisable — une musique qui, par sa puissance et son humanité, transcende le temps.


Pour Olivier, Beethoven est depuis toujours un repère majeur et un compositeur de référence. Analyste passionné, il a exploré en détail les 32 sonates, bien sûr, mais aussi les 33 Variations Diabelli — monument de virtuosité, de modernisme et d’invention — ou encore l’intégrale des 23 Bagatelles, dont chaque miniature révèle un univers.
Il a donné en public, à plusieurs reprises (à Bruxelles, Gand et Liège), l'intégrale des 32 sonates, commentant pour le public, éclairant et partageant avec générosité les secrets de cette musique qui ne cesse de le fasciner.


« Beethoven nous lègue la perfection absolue. C’est un compositeur à part, ayant poussé jusqu’à son terme ce que permettait la structure classique. Chaque silence, chaque demi-soupir, chaque double-croche sont mesurés avec une précision mathématique afin d’obtenir un équilibre formel rigoureux — et pourtant, rien n’est froid, rien n’est abstrait. Là où ses contemporains se soumettaient à la forme, lui l’incarne : il est la forme, il est le mouvement, il est la musique elle-même.
Autre facette de son génie : savoir créer des architectures musicales d’une grande complexité à partir de cellules d’une simplicité extrême — si expressives et originales qu’elles sont entrées dans la mémoire collective (penser, parmi d’autres exemples, au motif de la Symphonie n°5, dite « du Destin », d’une telle expressivité qu’il semble avoir toujours existé).
Son originalité tient aussi à sa profonde connaissance de l’âme humaine et à sa perception subtile de la psychologie de l’auditeur : la musique beethovénienne épouse parfaitement notre temps intérieur, sa découpe du temps musical coïncide avec le déroulement de notre conscience durant l’écoute. C’est pourquoi son effet est si puissant, son art si profondément touchant et universel : c'est de nous que nous parle sa musique !
On a dit de Bach qu’il était un dieu, de Mozart un ange, et de Beethoven un homme — un homme qui lutte contre son destin avec une force héroïque ; symbole du triomphe d’un idéal face à la petitesse et à la souffrance humaine. Sourd, isolé, rongé par la souffrance, il compose pourtant des œuvres d’une joie triomphante, d’une tendresse bouleversante, d’une colère libératrice. Il incarne le combat de l’artiste qui, malgré les épreuves, transforme sa douleur en beauté.
Pour l’anecdote, rappelons que son grand-père paternel, Lodewijk van Beethoven, était belge : né à Malines en 1712, il quitta sa ville natale pour devenir musicien à Bonn, où naquirent son fils Johann puis son petit-fils Ludwig — qui portait donc le même prénom que son grand-père Louis. »
   Voir l'interview complète d'Olivier dans la revue Crescendo 


Sonates :
  • Plasticien du son, De Spiegeleir leur prête son sens du discours musical en même temps que sa force de conviction (La Libre Belgique-99)
  • Un interprète qui cisèle les partitions, les scrute jusqu’au fond de l’âme et les illumine de ce qu’il y a trouvé de grand, de noble et de beau. Il y a entente totale entre l’œuvre, le compositeur et l’interprète, nuancé à l’extrême, au toucher étincelant, délié, et toujours ‘ en phase ’ avec la partition (Jean Gallois-97)
  • Un jeu d’une grande clarté, nuancé, au timbre subtil et au toucher délicat. Respiration large, équilibre des deux mains, souplesse du geste, élégance sans affectation : évidence et confort d’écoute (Le Monde de la Musique-97)
  • Een prachtig authentisch pianist, die als géén andere de diepten heeft gepeild van Beethovens genie (De Rode Pomp-08)
  • La poésie d’un interprète aux moyens hors pair, soulignant les tensions, les sursauts, les contrastes entre de formidables élans et de plus délicates ponctuations. Ses adagios sont des moments privilégiés. Virilité et poésie. (La Libre Belgique-98)
  • Intégrité, grande sensibilité, intelligence, délicatesse et approche personnelle (La Semaine d‘Anvers-99)
  • Il possède en lui la rigueur du classicisme beethovénien (Privilège-86)
  • Beethoven (dernières sonates): une finesse réfléchie, un esprit poétique et méditatif. Entraînant son auditoire par une dynamique vivante et par une expression nuancée, portée par une sensibilité chaleureuse, le pianiste s'exprime avec beaucoup de naturel. Dans l'expression du rêve intime, dans la poésie des accords lents et des phrases éloquentes, le pianiste nous touche profondément par son lyrisme généreux... (Bourglinster-06)
  • De dromerige intieme sfeer van het overbekende eerste deel, het Adagio, werd perfect geëvoceerd, in contrast met de twee volgende delen (Beethoven: opus 27/2) (De Rode Pomp-03)
  • Beethoven, la totale ! Coup de chapeau à Olivier De Spiegeleir : le pianiste belge joue l’intégrale des 32 sonates pour piano de Beethoven – avec introduction, toujours brève et sensible, par l'artiste. (La Libre Belgique-08)
Variations Diabelli :
  • Une interprétation de toute beauté ; une version à classer parmi les plus grandes : un disque à se procurer absolument! (Crescendo-93)
  • L’ensemble se tient avec beaucoup d’unité, à l’instar de ce que font Arrau ou Brendel. Un disque d’un grand intérêt musical! (Diapason-93)
  • Trente-trois variations jouées et commentées en une analyse fine et accessible : le chef-d’œuvre absolu de Beethoven a enthousiasmé les mélomanes ! (Molenbeek-22)
  • De magistrale pianist Olivier Despiegeleir, die de Diabellivariaties van Beethoven speelde. Eén van onze beste pianisten, die op onze Bösendorfer een warme, heldere, doorvoelde en tastbare gouden en kostbare klank voortbrengt (De Rode Pomp-06)
Bagatelles :
  • His performance is quite lyrical and affecting; his ’Pour Elise ’ is one of the best you will hear (Fanfare-USA-91)
  • C’ est extrêmement sensible et musical (L’Eventail-91)


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